Pensées - Pour le Monde




Jeudi 20 mars 2003

New York est morte !

Transformée en camp retranché, soldats en armes, surarmés, plus armés que ceux d'Irak, partis ceux-là, combattre un ennemi affamé, presque mort, sans arme et sans avenir !

New York, la ville qui ne dort pas à cause de ses affaires, de son business, ne dort plus depuis le 11 septembre. Un rien l'effraie, un rien la terre, un rien la mine !

New York est morte ce soir ! Il suffit de voir les images des habitants, les regards des soldats, plus effrayés que ceux d'Irak !!!

Où donc est la vraie guerre ? Qui sont les vraies victimes ? Qui gagne quoi ? On nous avait promis une guerre contre l'intégrisme, le terrorisme... efficace ! Aujourd'hui l'Amérique est un pays en guerre, un pays qui a peur et tremble sans cesse, l'Amérique a oublié son indépendance, son 4 juillet d'antant. La voici dépendante de sa guerre et de ses guerres, de ses ennemis, d'elle même et de ses peurs... D'elle-même surtout ! Le pays de la liberté, du libéralisme...

Et la France se demande si cette guerre du golfe ne pourrait pas venir chez nous. S'inviter alors que nous ne la voulions pas. Ce n'est pas notre guerre ! Eh bien voyez-vous, aujourd'hui dans le monde la guerre des uns est la guerre de tous. Tous sur la même planète si facile à détruire !!! Une si belle planète, une si belle humanité ! En voie de destruction ou de re construction ?

On ne peut jamais gagner une guerre. Les forces s'opposent mais qui gagne sinon la guerre elle-même. Alors elle devient la religion et ceux qui se battaient au nom de Dieu ne le faisaient qu'au nom d'un seul dieu, le dieu Guerre, le dieu de la force, le dieu de la haine.

Mais voilà, un seul à su combattre la haine ! Un seul a su la tuer, la terrasser ! Un seul a su qu'en ne répondant pas il détruirait la haine. Un seul... Car il n'y a qu'un moyen de tuer la haine c'est de ne pas lui accorder d'importance, et lui répondre c'est déjà la faire exister !

Michel



Dimanche 16 mars 2003

J'y étais !

Plus de mille sur la colline de Lorette ! Nous étions plus de mille, des centaines de jeunes ont fait l'ascension de la colline avant le rassemblement au pied du phare avec les adultes...  Retrouvant d'autres jeunes venus en voiture ! Et peu importe le nombre ! Ce qui importe c'est cet ultime temps concacré à la paix. Cette ultime espérance partagée, cette ultime prière sur un lieu si hautement symbolique.

A deux pas de l'église les tombes de 20 000 soldats alliés de l'époque... A quelques distance de là, 20 000 tombes de soldats allemands ! Témoins infatiguables d'un conflit passé qui nous donne de savoir, mieux que d'autres ce qu'occupation veut dire, ce que réconciliation veut dire !

Hier soir, dans la nuit, nous étions là pour dire NON ! Une fois encore NON !

Au nom cette fois de notre Foi, de notre amour de l'humanité et de notre foi en Dieu. Nous sommes venus dire que la guerre préventive n'est qu'une invention tordue, contraire au bien de l'Homme.

Rien ne pourra jamais justifier une guerre préventive, elle s'apparente tellement à la guerre, elle est guerre, déclenchée par le pays qui la pratique. Elle n'est rien d'autre, elle est et demeure inexcusable et non fondée. Ce qu'elle produira, les plaques apposées sur les murs de cette église nous le rappellent : la mort, les larmes et la souffrances de milliers de familles. Le bien de l'humanité ça ? NON !

Notre prière d'hier ressemble fort à une goutte d'eau dans l'océan, mais il y a déjà tant de ces gouttelettes qu'un jour cet océan débordera et inondera le monde. Il nous faut peut-être de la patience mais ce jour viendra.

Michel 



Jeudi 13 mars 2003

Il vient de crier !

Il fait presque nuit et il vient de crier... Qu'il faut combattre l'insjustice, que le monde n'est pas juste, que l'hypocrisie domine et que le monde se trompe !

Il a crié ! Ah s'il pouvait le changer ce monde, s'il pouvait rétablir la justice et la justesse. Et cet homme qui passe, sombre, les yeux rivés sur ses pieds sans même lever la tête un instant, sans prêter l'oreille, l'oeil, la main...

Il a crié et tout le monde s'est retourné !

C'était un cri universel et strident ! Alors un instant le monde s'est retourné, sans voix ! Lui, le sans voix, prenait la parole et tous s'arrêtaient pour l'écouter. Il a saisi sa chance, profité de cette tribune improvisée pour lancer son cri, plusieurs fois, bien haut, bien fort, à gorge déployée.

La seconde d'avant il était seul sur son trottoir, les uns, les autres passaient sans le voir (ça fait cliché ! Mais un vrai cliché !) et l'instant d'après, ils s'arrêtaient une minute, tous, figés sur place ! Et il était au coeur de leurs préoccupations.

Lui, ne s'appelle ni Busch, ni Chirac, ni Saddam... Lui s'appelle Jean. Il vit dehors, dans la rue depuis si longtemps ! Lui son problème c'est seulement la faim et le froid !

Et la télé ne s'en soucie pas, ni la télé, ni la presse, ni les conversations des forums du moment, ni les politiques de chez nous ou d'ailleurs...

Lui, son histoire c'est la rue, son combat, sa guerre c'est de trouver à manger chaque jour et un abri chaque soir. Ce n'est pas une guerre qui nous touche (dommage !) Ce n'est pas une guerre qui fait l'audimat, l'audiance, qui rapporte des sous à ceux qui en parlent. Pas de pétrole dans sa guerre, pas d'ONU !!! Personne pour déposer un véto !

Ce serait si beau d'inventer des vétos contre la faim et le froid ! Nous pourrions être nombreux à les déposer ceux-là !

Alors ce soir, je vous invite à penser à eux, à tous ces 'lui' du monde et de nos rues et à faire chacun un petit quelque chose pour lui (ou eux) ! Pour qu'il gagne sa guerre ce soir et tous les autres soirs. Je vous assure vous en serez plus heureux que si vous regardez une heure de journal télévisé soi-disant bien informé sur l'Irak et la guerre de Busch !!

Michel



Samedi 15 février 2003

Tout compte fait !

Tout compte fait c'est un immense merci qu'il me faut dire à M Busch ! Tiens direz-vous il change de chemise, de casquette et d'avis ! Eh bien non !

Mais entre nous, sans lui, nous n'assisterions pas à la plus grande manifestation mondiale en faveur de la paix. Un tel élan mondial n'existerait pas sans lui. C'est une première dans notre histoire humaine. Jamais aucune cause, aucun conflit n'a occasionné une si grande démarche.

Alors oui, disons-le aujourd'hui : Merci Mr Busch d'avoir engendré cette belle solidarité humaine en faveur de la Paix.

Michel



Mercredi 05 février 2003

Oh Le Monde !

Oh ce monde !
Qui erre
De guerre en guerre
Sans savoir se taire…
Monde
De haine
Et de violence !
 
O ! le monde !
Je te souhaite une bonne année :
Une année de pas guerre,
Une année de pas haine !
 
Dis le monde !
Pourquoi as-tu toujours besoin de crier,
Besoin de hurler,
Besoin de tuer,
Besoin de te mettre en colère ?
 
As-tu peur de ne pas exister…
Si tu te tais,
Si tu chantes,
Si tu construis,
Si tu respectes,
Si tu pardonnes,
Et si tu aimes ?
 
Je te souhaite une bonne année,
Le monde !
 
Et avec toi, à ceux qui croient
Que seul leur pouvoir,
Ou leur puissance,
Ou leur richesse...
Les conduisent au bonheur !
 
C'est à eux que je souhaite une belle année !
J'aimerais qu'il apprennent cette année
J'aimerais qu'ils retournent à l'école,
A l'école de l'humain,
A l'école du divin,
A l'école de la vie.
 
Je leur souhaite de faire la sieste chaque jour avec un chat sur les genoux…
Je leur souhaite de marcher une heure dans la campagne
à respirer les fleurs des champs…
Je leur souhaite de construire des tours Eiffel en allumettes…
Je leur souhaite de se souvenir de leur enfance…
Je leur souhaite de tomber amoureux…
Enfin de vivre, quoi !
 
Histoire d'oublier
Qu'il y a toujours une guerre à faire,
Un jour sur terre,
Ici ou là bas,
Surtout contre le plus petit,
Le bouc émissaire !
Au nom de Dieu ou de soi-même,
Et que celle-ci sera la bonne,
Et que personne désormais ne les empêchera de jouer...
Avec toi, le monde !
 
Je te souhaite, le monde,
Qu'ils réapprennent la vie,
Qu'ils se souviennent...
Un jour ils ont ouvert les yeux sur toi,
Ils ont vu la lumière,
Et, ce jour-là,
Baignés de soleil, de vie et de l'amour de leurs parents,
Ils ont pensé : c'est beau la vie !
 
Bonne année, le Monde !


Michel